Chaque projet provient d'une ambition. Quand on part d'absolument rien, il est difficile de ne pas s'imaginer de quoi aurait l'air ce projet à sa phase terminale, surtout s'il est couronné de succès. Et là on commence à rêvasser, à philosopher et la réalité finit par nous rattraper.

La réalité est que tout projet est ponctué de questionnements et de remises en question. Sommes-nous dans la bonne direction? Avons-nous la bonne méthode? Sommes-nous adéquatement entourés? Que pouvons-nous faire de mieux? De différent?

Et la réalité est que même arrivée à terme et même couronné de succès, les doutes, les questionnements et les remises en question continueront. Le réflexe est normal, on veut toujours s'améliorer et innover.

Sauf qu'à un moment donné, il y a une bute sur laquelle il est dangereux de trébucher. Et cette bute est la question suivante: À partir de quand est-ce qu'on commence à s'acharner dans un projet? Parce qu'il y a une différence entre perservérer et s'acharner.

Peu importe la différence, l'important est l'actif que l'on retire de tout projet, concluant ou non. L'expérience, les idées, le plaisir. C'est également dans ce genre de situation qu'on se découvre en tant que personne.

C'est évident qu'il faut croire en ce qu'on fait. Mais c'est aussi une question de plaisir. De retrouver en ce projet le petit quelque chose qui fait qu'au final, on s'y sent bien.

Entre la persévérance et l'archarnement, le point commun est d'espérer de trouver l'ancrage à son projet pour le rendre concret.

Cash
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