Chaque projet provient d'une ambition. Quand on part d'absolument rien, il est difficile de ne pas s'imaginer de quoi aurait l'air ce projet à sa phase terminale, surtout s'il est couronné de succès. Et là on commence à rêvasser, à philosopher et la réalité finit par nous rattraper.

La réalité est que tout projet est ponctué de questionnements et de remises en question. Sommes-nous dans la bonne direction? Avons-nous la bonne méthode? Sommes-nous adéquatement entourés? Que pouvons-nous faire de mieux? De différent?

Et la réalité est que même arrivée à terme et même couronné de succès, les doutes, les questionnements et les remises en question continueront. Le réflexe est normal, on veut toujours s'améliorer et innover.

Sauf qu'à un moment donné, il y a une bute sur laquelle il est dangereux de trébucher. Et cette bute est la question suivante: À partir de quand est-ce qu'on commence à s'acharner dans un projet? Parce qu'il y a une différence entre perservérer et s'acharner.

Peu importe la différence, l'important est l'actif que l'on retire de tout projet, concluant ou non. L'expérience, les idées, le plaisir. C'est également dans ce genre de situation qu'on se découvre en tant que personne.

C'est évident qu'il faut croire en ce qu'on fait. Mais c'est aussi une question de plaisir. De retrouver en ce projet le petit quelque chose qui fait qu'au final, on s'y sent bien.

Entre la persévérance et l'archarnement, le point commun est d'espérer de trouver l'ancrage à son projet pour le rendre concret.

Cash
cash@musikunion.net



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Exit Londres et Berlin.

La scène électro bourdonne maintenant en France, et pas seulement à Paris.

En fait, la culture électro semble s'être ouverte sur plusieurs horizons. Bon papier aujourd'hui de cyberpresse.ca sur la relève de la cliente des électro-rave. On prépare maintenant la relève et on s'attaque aux enfants par des spectacles accessibles. Pourquoi pas...

L'Europe est pas mal en avance sur l'Amérique sur bien des points. D'abord, la densité de la population joue en leur faveur et ces gens sont bien organisés.

Il suffit de constater les nombreux réseaux de festival de musique pour comprendre le succès de la France sur la scène underground et électro. La Belgique, la Suisse et l'Allemagne sont également citées en exemple.

La musique et la scène est une affaire de business, donc une affaire de publicité et de mise en marché. Cela est coûteux. Les petits et les indépendants auraient intérêt à orienter leurs publicités en coopérative.

Mais ici, en Amérique, on préfère tirer la couverture de son côté. Orgueil oblige.

Cash
cash@musikunion.net



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Il y a eu un boum dans la vente de musique sur internet. C'est ce que rapporte le site Cyberpresse ce 19 juin 2009

Parmi cet océan, il y a une goutte qui se nomme MusikUnion.net

Lancer un site à partir de rien est un peu comme ouvrir une boutique de simplicité volontaire dans un quartier des affaires... C'est difficile.

Difficile parce que tout le monde est bien d'accord avec le principe mais personne ne va entrer dans la boutique.

Et la personne qui va entrer par curiosité va faire le tour de votre boutique, va ensuite vous regarder et vous sourire en vous encourageant à continuer... et va ensuite simplement sortir.

Et en musique, c'est doublement difficile, car il s'agit d'un marché à créneau plus restreint et très compétitif. Vous devez compétitionner avec les grands sites qui fonctionnent à coup de millions en marketing.

Pourquoi continuer alors?

Parce que la vente de musique sur internet représente l'avenir. Et ceux qui utiliseront cette technologie de façon imaginative seront récompensés.

Et on tâchera d'accompagner les artistes dans cette démarche.

En autant que l'Artiste accepte de suivre le courant. Utilisez-vous vraiment internet à votre avantage?

Cash
cash@musikunion.net



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Le Citoyen (suite)
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Le dernier texte titré "Le Citoyen" fût publié vendredi et en fin de semaine éclate la controverse linguistique autour du spectacle de la Fête de la Saint-Jean (Fête nationale des Québécois).

Alors la question méritait d'être posée: Accepte-t-on de faire la promotion du Québec dans une langue autre que le Français?

Le projet d'indépendance doit être un projet Québec vs le Monde et non Québec vs le Rest of Canada.

Tant et aussi longtemps que l'ont va diaboliser une langue qu'on aurait intérêt à utiliser plus souvent, l'identité québécoise va pérécliter.

Il est temps d'arrêter de se river le nez aux frontières linguistiques et tenter de faire parler de nous à grande échelle.

J'ai déjà entendu un animateur célèbre au Québec conseiller aux nouveaux artistes de la chanson d'y aller dans le francophone plutôt que l'anglo... Sa raison était très simple: si vous vous produisez en anglais, vous serez une goutte dans l'océan, tandis qu'en français, le marché est plus petit, donc plus de chance de se faire entendre...

Jouez le pourcentage. Au diable la démarche.

Soyons sérieux

Il faut faire exactement le contraire de ce conseil: y aller selon notre instinct. Faire de la musique comme on a envie de le faire. Créer n'est pas une question de vente, ni de pertinence.

C'est ce qu'encourage MusikUnion: Dissiper la peur et les doutes et utiliser la force du nombre pour attaquer le marché. Encourager et diffuser la création à l'état pur.

Et pour les opinions politiques, ça, c'est uniquement la pensée de l'auteur et non celle de l'entreprise...

Mais si l'auteur dirige l'entreprise, difficile de les dissocier.

Cash
cash@musikunion.net



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Le Citoyen
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Nous sommes le 9 juin 2005. Nous venons d'arriver à Bruxelles après un cour séjour à Genève où nous avons eu un contact magnifique avec les Alpes et le Mont Blanc. Notre auberge se situe en plein coeur du quartier Musulman de Bruxelles, sur la rue de l'Éléphant. Visiblement, nous sommes intimidés par la quantité de monde issue d'une autre religion. L'auberge est magnifique. Calme, pleine de gens sympathique.

Notre chambre est au rez de chaussée et composée de 7 lits. Moi et mes deux comparses arrivons à notre chambre et à notre grande surprise, nous serons 7 canadiens à partager les lieux. 7 canadiens sur la rue de l'Éléphant, à Bruxelles: 3 québécois et 4 canadiens-anglais. 4 gars de Toronto qui ne voyageaient pas ensemble. Une pure coincidence! Heureusement, ils étaient sympathiques. Il était écrit dans le ciel de Bruxelles que le party allait lever.

Alors on passe nos soirées à explorer les boîtes de nuit, à découvrir le night life de Bruxelles et à manger des pitas gyrro. Je retournerais à Bruxelles pour me payer un seul pita gyrro... avec une gauffre au nutella en guise de déssert.

Bref, lors d'une soirée où j'ignore comment nous étions revenus à l'auberge, un des anglais, Adam, et moi avons jasé une bonne partie de la nuit. Je crois que nous débations sur pourquoi le Canada faisait piètre figure sur la scène du rugby mondial... Ça été mon sujet de prédilection au cour de ce voyage, et croyez-moi, le Canada a un potentiel énorme en Rugby, suffirait de s'y mettre. C'est ce que de vieux Allemand, des ex-joueurs à la retraite, m'ont confirmé dans une taverne de Bâles...

La discussion entre Adam et moi allait bon train jusqu'au temps où il fallait que je me fasse expliquer quelque chose par un canadien-anglais: Qu'est-ce qui cloche avec nous, les Québécois? What?

Je me suis alors rendu compte qu'il n'y a pas deux solitudes au Canada mais bien une seule: la nôtre. Malgré son ivresse, Adam m'a ouvert les yeux. Combien de gens sur la rue de l'Éléphant saurait qu'est-ce que le Québec?

Pourquoi nous militons autant auprès du Canada anglais? Pourquoi nous attendons tant de la France quand elle nous visite? Ne serait-il pas plus avantageux de militer envers le monde entier? Nous sommes des créateurs au Québec, mais sommes-nous capables de communiquer effectivement notre message? Pas entre nous, pas face au Rest of Canada, mais face à la planète?

Il ne suffit pas de placer le Québec sur la carte du monde. Notre indépendance passe par la compréhension du monde de notre situation sociale, économique et géopolitique.

Je me suis alors dit que pour être conséquent dans mes croyances, je me devais de laisser les anglais tranquille avec ça. Je me devais de devenir un Citoyen du Québec et d'agir en conséquence.

Pendant le reste de mon voyage, quand on me demandait d'où je me venais, je les regardais dans les yeux et je leur disais: "Vous savez, je viens de cette province dans le nord de l'Amérique du Nord. Une vaste province où chaque jour, 7 millions de gens se battent maladroitement pour leur culture et leur langue. Chaque jour, nous vainquons 300 millions d'Américains et 20 millions de Canadiens qui ne cherchent qu'à conquérir chaque pouces de notre identité. Je suis l'un de ces 7 millions de gens qui ne sont jamais d'accord sur rien et qui ne s'accorderont probablement jamais. Mais vous savez quoi, ces 7 millions de gens sont ma Tribu et j'ai très hâte d'y retourner. Pas nécessairement pour y parler ma langue, mais pour y apprécier son horizon." Et l'étranger me demandait alors: "Comment s'appelle ce pays?"

Faut-il une crise pour accéder à l'indépendance du Québec? Ou faudrait-il simplement que nous commencions à devenir nous-même de véritables Citoyens?

Cash
cash@musikunion.net



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Le secret profesionnel est important. Il ne devrait pas s'appliquer qu'aux "professionnels" mais à tous travailleurs et bénévoles. Alors pas trop de confidences ici. Juste une petite réflexion.

Ce qui me fascine le plus dans la profession d'avocat, c'est que nous avons une position d'observateur incroyable. En autant que l'avocat en question ait un minimum d'ouverture et d'introspection.

On voit souvent des gens démunis face aux grandes entitées, aux monopoles, aux gouvernements. On apprend les faiblesses de chacun.

On apprend aussi que la pauvreté a une odeur désagréable. Il est drôle de voir les grandes personnalités publiques vouloir s'attaquer à la Pauvreté, avec un grand P, alors qu'elles ne pourraient pas supporter sa face même dans leur propre bulle. On fait alors des chèques et on creuse des puits. C'est bon pour les ventes.

J'ai souvent dû ouvrir les fenêtres de mon bureau après avoir reçu certaines personnes... question de rafraîchir l'air... l'odeur...

Souvent, des gens très fortunés quittaient mon bureau. L'air y était tout aussi malsain mais ouvrir la fenêtre n'aurait rien donné.

Je me demande souvent quel type d'air je préfère respirer.

Mais cette vigie qui me permet d'observer les gens dans leurs derniers retranchements est extraordinaire.

On travaille avec des gens qui sont des accusés ou des victimes. Des gens qui exigent réparation ou compensations. On cotoie la misère. Les gens n'ont pas d'argent et la justice est coûteuse. J'ai vu de mes yeux de véritables scandales née de la misère des gens.

Mais vous savez quoi?

La musique aide ces gens. Ils ont leur iPdod sur leurs oreilles ou chantonnent en attendant que leur nom soit appelé au micro. Ils vous demandent le titre de la chanson qui joue dans votre salle d'attente.

Dans d'autres pays, des jeunes écoutent du rock pour enterrer le bruit des bombes.

Ici, des jeunes utilisent leur iPod pour éviter d'entendre les crises familiales. Ils se réfugient dans cet univers en attendant leur tour devant le juge.

D'autres gens s'accrochent à la radio pour se sortir de leur quotidien merdique. Le courage de ces gens est vénérable mais ce courage, ils le puisent à quelque part.

Les créateurs sont importants. Ils sont porteurs de positivisme. Que leur musique soit sombre ou éclatée, elle est importante. La diversité est bonne pour le marché mais également pour chacun de nous. Parce qu'elle est un éxutoire efficace dans notre société.

Et son accessibilité est primordiale.

Cash
cash@musikunion.net



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L'engagement
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L'engagement dans le sens d'accomplissement dans ce que l'ont fait.

Être engagé envers son travail et le faire jaillir dans sa communauté.

Être engagé envers son entreprise, croire en son développement et en être son fidèle représentant même passé les heures d'ouverture.

S'accomplir.

Ou travailler pour subsister. Aller chercher le pain et le beurre. Compter les heures et espérer chaque jour pouvoir améliorer son propre sort.

Survivre.

Ce n'est pas de la profonde psychologie, ni de la psychologie complexe. Pas besoin d'être un agent en ressources humaines afin de comprendre l'importance de l'engagement dans son travail.

Si on m'offrait un poste avec la sécurité d'emploi, tous les avantages sociaux, un salaire horaire plus que respectable, je serais probablement ébranlé dans mes convictions.

Mais l'occasion ne s'est jamais pointée.

Où je veux en venir?

La fibre entrepreneuriale n'est pas innée. C'est de l'acquis. On ne naît pas entrepreneur, on le devient.

Et pour ma part, je suis un "work in progress".

Ce qui est le plus frappant est lorsqu'on se rend compte que nous pouvons faire LA différence dans notre entreprise. Et LA différence est mince entre un succès et un échec.

Musik Union est mon chemin de croix. Je me rends compte que j'aime l'entrepreneuriat. Je me rend compte que je peux faire la différence entre le succès de mon entreprise et son échec et ce, dans les plus petits exemples. Et je me rends compte que cette fibre entrepreneuriale est importante pour notre génération, disons les 25-35 ans. Nous aurons à reprendre les entreprises de nos pères et mères. Des centaines de PME au Québec n'ont aucune relève.

Être entrepreneur, c'est de prendre exemple. C'est d'avoir des mentors.

Et l'engagement s'applique également aux artistes. L'accomplissement dans son art passe également par l'engagement qu'on y prend. On ne naît pas artiste, on le devient. Entre avoir l'idée et la définir, il y a un monde de différence!

Soyez engagé et faites la différence. Je crois que le défi de notre génération est là.

Cash
cash@musikunion.net



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Aussitôt que l’idée de créer Musik Union (qui ne s’appelait pas encore Musik Union), nous avions déjà en tête la phase 1, 2 , 3, 4 et 5 du projet. Nous ne voulions pas seulement lancer un site bêtement et ensuite le laisser aller en espérant que la bouteille à la mer retrouve son port. Le terme « dynamisme » flottait dans notre esprit. Utiliser un site internet comme élément central et utiliser tous les moyens possibles et raisonnables pour le « dynamiser ».

On a rien inventé. Ce concept de « dynamisme » entre plusieurs entités a déjà été fait, surtout au niveau du web. Les exemples pleuvent, même au Québec. Certains appellent ça de la convergence. Ça vous dit quelque chose? On la dit malsaine, anti-démocratique et tueuse d’esprit. C’est peut-être vrai ou peut-être faux.

Mais si un jour, vous rencontriez une convergence mise sur pied par une société qui rejoins en tout lieux vos valeurs, diriez-vous toujours que cette convergence est malsaine, anti-démocratique et tueuse d’esprit?

Don’t create a monster in order to destroy a monster…

Imaginez la création d’une entité indépendante. La mise sur pied d’un véritable syndicat de tous les artistes indépendants qui se donnent une seule voix contre les grandes industries du disque et du spectacle.

Et bien voilà où je veux en venir. La création d’une entité au service de ses clients mais fidèle à ses valeurs : ouverture, démocratie et créativité. Et on vous présentait en mars dernier la première étape : www.musikunion.net Cette platte-forme de vente au service de tous les artistes.

Voici maintenant le début d’un commencement d’une deuxième étape : Musik Way. Dans un premier temps un blogue. Dans un deuxième temps un magazine musique et art graphique.

Je ne pourrai malheureusement, à l’intérieur d’un blogue, vous étaler tout ce que Musik Way pourra et voudra étaler : les tendances, les découvertes, etc. J’assurerai du mieux que possible, de frayer un chemin à Musik Way jusqu’à sa finalité : un média écrit au service des membres de Musik Union.

Voilà. Promotion par le web. Promotion par l’écrit. Promotion par la scène. Vous avez là l’idée globale de Musik Union.

Ici seront donc publiés les textes du président et co-fondateur de Musik Union. Les thèmes varieront du très concret au très abstrait.

Cash
cash@musikunion.net



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