Un artiste "productif", c'est-à-dire qui s'efforce de créer du matériel, se construit, sans le savoir, un catalogue d'actif intéressant.

Et quand je fais référence à la création de cet artiste, je ne fais pas référence à son talent brut, ni à la qualité, ni même à sa pertinence.

Créer une toile, une chanson, ou un texte revient à investir dans un fond commun de placements. Savoir vendre son oeuvre revient à tenter de faire fructifier cet argent "dormant".

Or, si les artistes acceptaient de devenir des vendeurs, ils régleraient une partie de leurs problèmes.

Dans mon esprit, une personne créative qui maîtrise bien les concepts de la business et des finances est une personne aux limites infinies.

La vente est une question de détails, il faut en mettre assez et ne pas trop en mettre en même temps. La présentation est importante. Le titre doit être accrocheur.

Les gens se foutent de la démarche. Ils veulent le résultat... Un peu comme celui qui achète une Toyota pensant acheter une japonaise alors que sa voiture est dans les faits, fabriquée au Canada...

Les dirigeants d'entreprises que je côtoie me le dise tous en secret: le succès n'est pas une question de talent, c'est une question de timing. Savoir être au bon endroit, au bon moment.

Je crois sincèrement que le succès est à la portée de tous et que le talent n'est pas le facteur le plus déterminant.

Sauf qu'être vendeur n'est pas perçu comme une qualité aux yeux de plusieurs. C'est malheureux.

Cash
cash@musikunion.net



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